• Jacques-François Dussottier

     

     

     

     

     

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    poésie

     

     (attention, notre Jury prendra en compte les poèmes érotiques chantant la fête des corps,

    les poèmes d'amour célébrant  l'amour du coeur ne seront pas acceptés,

    le Jury est le seul juge pour la qualité des poèmes, ses décisions sont sans appel)

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    ÉROTIQUE

     

    Jean-Pierre Paulhac

    Jacques-François Dussottier

     

    Jacques-François Dussottier

     

     

    FULGURANCE

    Ô Femme ! être d’accueil
    bourgeons éclatés sous ma lèvre,
    enseveli dans ta conque pulpeuse
    ma langue te pille et t’écartèle.
    Voyageur mobile de ta toison ruisselante
    je t’offre ce rameau érigé de l’homme
    et je fends ton fruit de ma poussée soudaine !
    Dans ton sang, ma présence de braise,
    vibrance rivée à ta source d’exultance,
    j’ouvre un chemin de bruyères
    en la brève fulgurance du plaisir de l’écume.

     

     

    Jacques-François Dussottier

     

    DERNIER RIVAGE

    Femme, tu es la mer
    où ton désir est tempête,
    au chant de ta houle
    j’épouse ta marée.
    Je possède ta clarté
    d’où surgit le monde,
    coquillage perlé
    au bourgeon érigé.
    Quand mon étrave se lève
    à ta plage écumante je me drosse,
    je viens mourir à ton flot
    et je fais l’amour avec la mer.

     

     Jacques-François Dussottier

     

    au poète Léo Ferré

    CETTE BLESSURE...

    Cette blessure
    Écorce déchirée
    Que j’inonde d’oiseaux
    Fronton d’herbe et de feu
    Au triangle moussu

    Cette blessure
    Vers ton île rêvée
    Vers l’apaisement de ta brûlure
    Vivante étoile de mer
    Au calice entr’ouvert

    Cette blessure
    Cicatrice du désir
    Vers le soleil de ton cri
    Voluptueux jardin
    D’arômes et d’épices

    Cette blessure
    Où se pose ma lèvre
    En un incestueux hommage
    Fleur idolâtre
    Où meurt mon orgueil.

     

    Jacques-François Dussottier

    FRUIT

    Dénude ce fruit
    que j’offre à tes lèvres
    chair en torche vive
    dépouillée de son écorce.
    L’océan de ta langue
    invente des marées
    et la buée de tes baisers
    capture mon cri ultime.

    Jacques-François Dussottier

     

     OISEAU DES ORAGES

    Mon bel oiseau des orages
    à la robe pourpre et l’allure fière

    ta peau veinée de ciel
    illumine ton désir

    l’impatience est en toi
    ta chair brûlante

    quand ta marée devient brutale
    le flot te submerge

    ta semence affolée
    jaillit vers la lumière

    et j’érode ta chair éclose
    dans le spasme de mon cri.

     

     Jacques-François Dussottier

     

    VOLUPTUOSE

    Tu m’offres la lumière
    de ton triangle d’or moussu,
    inondée d’écume
    ta prairie s’entr’ouvre,
    eau/liane, eau/délire,
    rêve de mouillage
    pour apaiser ma brûlure,
    voûte céleste
    sous le clair lunaire,
    le mauve de ta lande
    appelle mon désir en feu.

     

     Jacques-François Dussottier

     

     L’OISEAU

    Doucement dans ta main
    je me suis assoupi,
    ma peau tendue de désir
    s’est soudain endormie.

    Fier et brûlant
    je fus ta victoire,
    ma défaite soudaine
    fut ton orgueil assouvi.

    L’oiseau est comme le vent
    il se tend et prend son envol,
    puis affaibli, il se pose épuisé
    sur ta peau déjà alanguie.

     

    Jacques-François Dussottier 

     

    CHANT PHALLIQUE

    Plus haut que ton être
    je me tends vers la lumière

    chair érigée
    dans le chant de l’être

    tension brûlante
    recherchant son refuge

    fruit déchiré
    impatient d’éclore

    tu vêts mon désir
    à ce moment du don

    la sève se fait impatiente

    et le flot naît.

     Jacques-François Dussottier

     

    BAS

    Crissements des bas
    au décroisement des jambes,
    genoux découverts
    sur une chair polie,
    jambes offertes, ouvertes,
    chair disponible
    d’une femme inconnue,
    plaisir raffiné
    en des caresses visuelles.
    trouble du vêtu,
    de l’entrave.
    Tension du regard
    en un fantasme violent.
    femme du possible…..
    ….et de l’impossible.

     

     Jacques-François Dussottier

     

    RAVISSEUR D’OFFRANDE

    Ô être de fièvre faite femme
    l’amour gronde dans ta conque,
    lieu de foudre vêtu de lichen
    à la saignée des jambes.

    Prédateur dévorant sa proie
    lèvres errantes sur ta peau de sang,
    j’ai couvert de mon être
    tout l’éclat de ton corps.

    Au chemin de ta blessure éternelle
    margelle de nuit à la toison ruisselante,
    j’avance dans mon cri de délivrance
    et je fends ton fruit de ma poussée de feu.

    Jacques-François Dussottier

     

    MAMELONS

    Je cueille tes seins
    comme des pommes,
    fruits mûris au soleil,
    palette dardée de carmin
    rosaces ensoleillées
    au parfum de mûres,
    corolles ardentes
    de ta chair laiteuse.
    Des essaims de baisers
    butinent les églantiers de tes seins,
    mamelon vivant
    comme une fleur qui éclot,
    lilas flamboyants
    comme étoiles charnelles,
    fleurs d’amour offertes
    aux errances de mes lèvres.

    Jacques-François Dussottier

     

    JARRETELLES
    (à la gloire de la jarretelle)

    Ensoleillant tes reins
    aux demeures de tes hanches,
    impudiquement vêtue
    de jarretelles tendues
    coulées propices
    sur l’écorce de ta peau.
    Colombes dévêtues
    près de ta chair rêveuse.
    L’ombre s’entrouvre
    dans l’incarnation de la lumière.
    Tendres jarretelles
    sur ton corps d’embruns.
    près de la rumeur de tes flancs,
    fleurs d’ombre
    au jardin de ta peau,
    la mousse éclate
    aux rives de l’extase.

     

    Jacques-François Dussottier

     

    LINGERIES

    Madame, hier, j’aperçus vos dessous
    cette lingerie coquine dévoilée tout d’un coup
    me mit le feu à l’âme.

    Du boire et du sommeil, je perdis le goût
    je m’étiole et je me languis de vous
    vous reverrais-je objet de ma flamme ?

    Et vous, mutine, consciente de votre folie
    vous papillonnez, plaidant les flatteries
    provoquant la jalousie des autres femmes.

    Vous passâtes un instant dans ma vie
    tel un oiseau dans un vol hardi
    vous m’avez torturé démon infâme.

    Mais je ne vous en veux pas
    je garderai un souvenir ému de vos appâts
    c’était hier, aujourd’hui, j’ai retrouvé le calme.

     

    Jacques-François Dussottier

     

    NOMBRIL

    Nombril étamine
    fleur d’innocence
    où je dépose mon hommage.
    Au chant de ton plaisir
    sur ton coquillage pâle et rose.
    Astre de chair
    dans l’incarnation de la lumière
    calice entr’ouvert
    de ta chair perlée
    ma lèvre insensée d’indécence
    célèbre les noces
    de ta rosace flamboyante.

     

     Jacques-François Dussottier

     

     

    « Michel BénardAmande de Sussey »

  • Commentaires

    1
    Lundi 7 Novembre 2016 à 12:34

    Voluptuose, Oiseau des orages, Bas, Lingeries et Jarretelles ... apogées de l'érotisme sur des mots silencieux et des silences hurlants. kiss

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