• Michel Bénard

     

     

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    poésie

     

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    ÉROTIQUE

     

    Jean-Pierre Paulhac

     

    Michel Bénard

    Michel Bénard

     

    Aux lueurs frémissantes de l’aube
    Sur la soie des draps,
    Les lignes de ton visage se profilent,
    Doux, serein et sage reflétant
    Ses nuances d’adolescence
    Sur le grand miroir silencieux
    Des parcelles délitées de la nuit.
    Les chaudes sèves de l’amour
    Montent à l’orbe de tes seins,
    Ton corps parfumé d’essence huilée
    Devient cette image de rêve
    Où j’entends battre le cœur du monde.

     

    Michel Bénard

     
    Beauté du corps révélé
    S’identifiant au mystère
    Intime et germinal de la terre.
    Corps immaculé,
    Corps dépouillé,
    Corps princier et nu
    D’un grain de peau soyeux,
    Baignant dans un halo
    De lumière irisée.
    Corps en gloire,
    Sexe des origines du monde,
    Fruit absolu de l’amour
    Doux et chaud,
    Gorgé des sèves
    Des nacres polynésiennes.
    Beauté du corps révélé
    Impénétrable mystère
    De la création.

    Michel Bénard

     

    C’est l’ébauche d’un rêve irisé,
    Tel un hymne à la femme.
    Se fondre aux lignes indolentes
    Et souples du corps désiré,
    Vouloir explorer sous l’ivresse
    Ce jardin des tentations.
    C’est une envolée nocturne,
    Une brassée de songes parfumés,
    Une ile corallienne
    Aux subtiles essences,
    Exhalant l’offrande sexuelle.
    Froideur adamantine, chaleur basaltique,
    Tout n’est plus que confusion
    Face à cette impudique
    Beauté sauvage.
    L’envie me vient de boire
    Les sèves de sel et de miel,
    A la source de l’intime.
    C’est un rêve qui passe,
    Métamorphosant l’espace
    De l’inexplicable mystère féminin.

     

    Michel Bénard

     

    Ce soir le mystère de la femme
    Se met en gésine
    Dans les sombres profondeurs
    Des soies de l’encre.
    Sa grâce perle doucement
    Sur le bout des doigts,
    Son regard s’éprend de transparence,
    Tout n’est plus que silence,
    Emotion contenue,
    Linéaire délicatesse.
    Dans un transport magique
    Le geste réintègre l’origine,
    La racine de l’arbre de vie
    Pénètre le cœur de l’éternité.

    Michel Bénard

     

     

    Doucement mon souffle humide
    Parcourt les confidences de ton corps
    Qui frissonne sous sa caresse,
    Mon regard étonné glisse
    Sur le grain de ta peau.
    Au seuil des tes lèvres intimes
    Nos sexes découvrent leur complicité,
    Dans un ultime frémissement
    Nous demeurons subjugués.
    Alors nos cœurs demeurent en partance
    Sur la grande caravelle de l’amour.

     

     

    Michel Bénard


    La parenthèse de tes cuisses
    Comme deux chaudes palmes
    S’offrent au souffle des vents
    Et des feux de la passion.

     

    Michel Bénard

     

    Laisse mon souffle chaud
    Parcourir langoureusement
    Les soies de ton corps,
    Il frissonne sous sa caresse.
    Silencieux je te contemple,
    Ma main glisse fébrilement
    Sur le grain délicat de ta peau,
    Le désir nous transporte.
    Au seuil de tes lèvres intimes
    Nos sexes se confondent,
    Nous demeurons subjugués
    Par cet ultime frémissement.
    Laisse mon souffle humide
    S’offrir un fois encore
    Aux lisières de nos rêves.

     

    Michel Bénard

     

    Nos ventres se fondent

    A la chaleur du désir,

    Où nous cueillons

    Nos gerbes d’impudeur.

    Rythmés par le flux

    Et le reflux nos sexes

    Migrent à tire d’ailes,

    Tout en se maculant

    D’encres et de sèves passionnelles.

     

    Michel Bénard

    Belle dormeuse en absence,

    Au plus profond de ton sommeil

    Souvent je te contemple

    Dans le silence de nos nuits,

    Doucement ton corps reprend

    Naturellement sa position fœtale,

    Tu rêves sous la tiédeur suave

    Des ondes amniotiques.

    Alors envahi de désir,

    Je voudrais déposer mes lèvres

    Sur le sel de ta bouche,

    Envelopper les lobes de tes seins

    Aux creux brulants de mes mains,

    Pénétrer l’intime de tes écumes

    Pour y déposer le lait de mes semences.

    Belle dormeuse en transhumance,

    Au plus profond de ton sommeil

    Souvent je te contemple

    Dans l’abime de l’interrogation,

    Car au-delà du delta de nos destins

    Se mêlent les sources de nos vies,

    A jamais inaccomplies.

     Michel Bénard

     

     

     

     

    « Jean-Pierre PaulhacJacques-François Dussottier »

  • Commentaires

    1
    Lundi 7 Novembre 2016 à 12:19

    Quand lyrisme rime avec érotisme pour le plus grand plaisir des lecteurs ... et des lectrices ! kiss

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